La dernière session du Conseil économique et social de l’ONU (ECOSOC), la plus importante sur la santé publique en 2009, a eu lieu il y a une semaine à Genève; sa tâche principale concernait l’évaluation de la mise en oeuvre des Objectifs du Millénaire pour le Développement. L'un d'eux est de limiter la forte mortalité périnatale des femmes dans le monde, souvent associée aux dangers des avortements illégaux. Cela concerne, en particulier, les femmes en Afrique et dans certains pays d'Asie et d'Amérique du Sud.

Le projet de déclaration sur «la santé de la reproduction ainsi que l'accès aux méthodes de planification familiale" n'a pas de force juridique dans les Etats membres, en tracant uniquement les grandes lignes d'action.

Tous les pays membres ont opté pour la déclaration, seule la Pologne, soutenue par l'Irlande et de Malte( qui ne sont pas membres a plein titre de l'ECOSOC). C’est donc grâce au vote polonais que la déclaration a été rejetée.

Ministère Polonais de la Santé explique l'attitude de la délégation polonaise par l'application de la loi anti-avortement en Pologne, contre laquelle la délégation n'a pas été en mesure d'agir.

Médias catholiques en Pologne et à l'étranger (USA, par exemple) se felicitent du triomphe de la morale catholique: « L’offensive pro-avortement réfutée grace à la Pologne. Il s'agit d'une réponse à la grande offensive pro-avortement qui visee a définir le meurtre des enfants à naître en tant que droit de l'homme et part des services médicaux» (journaliste catholique Thomas Terlikowski, Fronda.pl.)

De cette façon, la Pologne a une nouvelle fois confirmé sa politique officielle contre les droits des femmes, la politique qui reste en contradiction avec la position de l'UE. Porte-parole du gouvernement polonais a déclaré que la Pologne pourrait accepter la position commune de l'UE dans le domaine de la santé reproductive, à condition que les questions de l'avortement dans d'autres conditions que celles autorisées par la loi polonaise (ménace pour la vie ou la santé de la mère, des malformations graves du fœtus, la grossesse à la suite d’un acte criminel) soient exclues.

Le fondamentalisme catholique polonais vise à imposer sa politique anti-avortement hors de la Pologne, y compris dans des pays où les normes internationales en matière de la santé reproductive seraient susceptibles de sauver la vie des millions de femmes.

Sa mission de faire respecter ce que l'on appelle les valeurs chrétiennes est opposé aux valeurs fondamentales de la démocratie, aux droits des femmes, y compris le droit des femmes à disposer de leur corps et d'avoir accès à la santé reprodictive.

Dans le cas de l'Union Européenne, cela signifie un consentement à ce que les femmes européennes perdent leurs droits acquis de haute et longue lutte. Sans ces droits, la démocratie en Union Européenne est un slogan depourvu de sens.

Poland vetoed the UN Declaration on access to "reproductive health, including access to family planning methods", that means also rights and access to abortion. Last session of United Nations Economic and Social Council (ECOSOC), held a week ago in Geneva, was a key UN meeting on public health in 2009, its main task was to assess the implementation of the so-called Millennium Development Goals. One of them is to limit the high perinatal women’s mortality in the world, often associated with results of unsafe illegal abortions. It concerns, particularily, women in Africa and some countries in Asia and South America. The proposed declaration on "reproductive health together with access to methods of family planning" has no legal force in the member states, and only sets out the broad lines of action. All member countries have opted for the declaration, only Poland, supported by Ireland and Malta voted against. But Ireland and Malta are not members of ECOSOC, so it is thanks to Polish vote that the declaration was rejected. Polish Ministry of Health explains the attitude of the Polish delegation by the application of the anti-abortion law in Poland against which the delegation was unable to act.

Catholic media in Poland and abroad (eg. USA) is pleased to announce the triumph of Catholic morality: "Abortion offensive rebutted thenks to Poland. It was a great response to the abortion offensive aimed to define the killing of the unborn children as human rights and medical services" (Catholic journalist Thomas TERLIKOWSKI, Fronda.pl.)

In this way, Poland once again confirmed its official policy against women rights, policy which is in contradition with the EU position. Polish Government Spokesman said that Poland could accept the common position of EU in the field of reproductive health, provided the exclusion of abortion issues under other conditions than those authorized by the Polish law (threat to life or health of the mother, serious damage to the fetus, pregnancy as a result of criminal act).

Polish Catholic fundamentalism intends to impose its anti-abortion policy of outside of Polish, including in countries where international standards of reproductive health could save millions of women lives in the world. The mission to enforce the so-called christian values is opposed to the fundamental values of democracy, to the full rights for women, including women's right to dispose of their body and to have access to reproductive health.

In the European Union case it means a consent to the loss of women’s rights, gained by European women in a tough and long struggle. Without thouse rights, democracy in the European Union is an empty slogan.