AIMER OU L'ART DE LE CONJUGUER
Par Bekkar, mardi 24 novembre 2009 à 21:18 :: General :: #143 :: rss
un petit texte pour vous habituer à ma plume, mais surtout, pour que vous vous souveniez toujours que mon seul moteur reste l'Amour, car les prochains textes seront plus incisifs, impulsifs, spontanés, no limit....un texte de mamz'elle Véro s'appelle plus communément "un attentat verbal"...affaire à suivre....
Aimer, ou l’art de le conjuguer….
Oyais ! Oyais ! Bonnes gens Et alors ! Encore quelques démêlés Avec ce verbe adoré par des milliers Mais malheureusement banni par les blessés D’où me vient cette formidable envie d’aimer, Certainement de cette force qui m’a été donnée, A force d’être rejetée, ballottée, humiliée. J’avais fini par me résigner, abdiquer, me courber. Aujourd’hui, je confirme cette envie, ce besoin, de m’exprimer. Peu importe si cela doit me coûter. L’expression libre est ancrée dans ma définition du sentiment, liberté. Distribuer de l’amour est ancrée dans ma définition du verbe, partager. Ne rien attendre en retour est ancré dans ma définition de cet état d’esprit, humilité. Apprendre à l’autre à aimer est ancrée dans la définition de ce qui me fait vibrer, humanité. Ω Peu importe si je perd ce besoin de réciprocité L’essentiel restant de distribuer Inonder la planète et les êtres du mot aimer Et je vais chercher tout ses sens pour vous l’offrir Qu’il soit fraternel ou passionnel Amoureux, affectueux, peut importe le délire Regardez mes yeux, ils vont tout vous dire Ils devraient vouloir dire qu’ils sont prêts à l’accueillir Jusqu’au dernier soupir. J’ai ressenti depuis bien longtemps déjà Que je n’étais pas là pour rien J’ai trouvé ma place ici bas Développer ma gouaille et créer des liens Je m’interdis toute formes d’agressivité Quand il s’agit d’aimer Mais je me permet l’attentat verbal Quand il s’agit de combattre « le mal » Qui s’exprime sous divers formes Le jugement facile Seule alternative, tu te faufiles Ou encore, tu te jettes dans le vide L’accusation qui valide, rapide Celle qui te fait mal au bide Le dénie de l’autre Je pense à ta place Ca m’évite de faire face Et je vais m’asseoir Grand Place Là fallait créer de l’espace Mais je continue à faire face Ω Il n’est pas si simple que ça De se tenir droit De faire le premier pas Je ne maîtrise pas Mais je ne baisse pas les bras Tu avances à grands pas et tu y crois Souvent on dit des cordonniers Qu’ils sont les plus mal chaussés Ω Je souhaiterais suggérer Que quand tu véhicules des messages de paix D’amour et de liberté Je me dois de maîtriser Toute atteinte à la sensibilité Mon devoir est d’aimer Mon droit est de me protéger Mon devoir est de te protéger Mon droit est de t’aimer Ma réalité reste celle d’aimer Je veux de l’amour à profusion En distribuer à foison Et s’il m’arrive d’être brouillon S’il vous plait, pas de procès d’intention J’ai juste pas trouver le bon ordre Pas trouver le bon ton Je reconnais mon désordre En distribuant sans limite Tout ce qui m’habite Histoire de ne plus jamais prendre la fuite Ω J’ai pas regardé les aiguilles de ma montre Mon cœur seul a guidé mes pas Dans cette direction qui va à l’encontre De ce qui bouscule mon moi Ce moi qui me dit : -« Ouvre toi ». Ce toi qui me dis : - « reste chez toi ». Chez moi il n’y a plus de place Je t’en prie, débrouilles toi avec ça Et surtout par pitié, fais face. Ω Ces moments d’ambiguïté Me font gamberger, douter En leurs sincérité A tout ces messagers du soir Qui se disent porteurs de messages d’espoir Mais je m’obstine à croire Qu’à force de recevoir Ils finiront par donner, donner Sans relâche Sans chercher à analyser Ce qui ne se voit pas Sans vouloir maîtriser Ce qui ne l’est pas Sans cette volonté de condamner Ce qu’ils ne comprennent pas Juste se poser là Si prés les uns des autres Se regarder et s’apprécier Aller au delà de ces images qui nous personnalise Et qui trop souvent nous réduise Ω Mon rêve est simple semblait-elle dire Pour éviter le pire Aimons nous les uns les autres Sans procès d’intention Luttons contre l’humiliation Qui trop souvent ne tient qu’à un mot Un geste, un sursaut Je laisse à chacun la possibilité de trouver sa place Et si il m’arrive de ne pas la trouver Je promet de l’exprimer En tenant compte de votre sensibilité Sans oublier d’interroger mon humilité Ω Vouloir croire en ma sincérité Amènerait à dire que vous cherchez la vérité Cette vérité qui attise votre curiosité Celle de comprendre le verbe aimer Le conjuguer, vous l’approprier Le faire chanter, le faire danser, Le dessiner, le distribuer. Ω Et quand vous aurez fini cette course folle Je vous attends là en bas de l’immeuble Et ensemble nous allons prendre notre envol Désolée, pour finir, il fallait que je meuble. Car finalement en bas de l’immeuble Y a juste l’immeuble d’en face Alors je t’attends sur la place Y a largement plus d’espace
Véronique BEKKAR
Commentaires
1. Le mercredi 25 novembre 2009 à 08:27, par karim
Ajouter un commentaire