dimanche 31 janvier 2010
Un Français en colère
Par karim Bey Smail, dimanche 31 janvier 2010 à 15:46 :: General
Ce débat sur l’identité nationale est abject, à l’heure où se construit une appartenance à la nation d’une partie de l’humanité plus éloigné génétiquement de l’Europe, on vient rappeler insidieusement le prima de la gauloiserie sur le berbère et la prééminence du béret sur le cheich. Certes de Vercingétorix à De gaulle les souches locales ont beaucoup donné. Je rends donc hommage aux Jean Moulin et autres victimes teutonisé lors du dernier conflit mondial. Cependant comment construire demain avec du passé ? Toute cette poudre aux yeux, qui veut faire une frontière entre « les bons » français et les autres n’est là que pour cacher le vide économique dans lequel nous nous enfonçons allègrement pour cacher tout ce qui, hier était la fierté d’un état social et que l’on veut faire disparaitre sous le tapis d’un joueur de poker.
Car c’est bien un grand bluff que ce débat, destiné à détourner l’attention des vraies questions qui sont le surendettement de l’état français, l’abandon à la faillite du système de sécurité sociale et des retraites que rien ne sauvera tant les « forces vives » de la nation l’on définie comme un poids intolérable. Ils le suivent contre la promesse de l’arrêt de l’IVG par souci catholique et de la dimension sociale par souci pragmariche du plus beau pays d’Europe. Je dis le plus beau car je l’aime ce pays et c’est pour cela que j’y resterai… Malgré les contrôles aux faciès et le chômage endémique des populations berbèrisantes. Sans oublier le fait qu’un gouvernement qui s’interroge sur ce qu’être français ne trahit qu’une seule chose, leur incompétence à la gouvernance française.
Le jour où la France quittera Sarkozy comme Cécilia l’a fait, ce jour sera vécu comme une libération dans les couches populaires, l’histoire jugera sévèrement celui qui mit tant de violence conjugale dans son édile avec la France. Nicolas est comme un vin foireux que l’on aurait payé une fortune et que l’on boit jusqu’au bout par fierté mal placée. Le prix est lourd, 77% du PIB donné à ses amis pour sortir de leur crise qui reviendra, car fondé sur des travers professionnalisés et d’un autre temps incompatible avec l’économie moderne qui se cherche dans les concepts durable. La recherche de boucs émissaires prend là tout son sens.
Merci à ceux qui résistent ! Qu’ils soient juges quand ils défont le fer aux chevilles des sans papiers ou journalistes en dehors des chemins balisés médiatiquement, enseignants du réseau RESF qui ne discriminent pas ceux qui sont en face d’eux sur les bancs de l’école républicaine, ou policiers qui renâclent à atteindre ses objectifs. Le faux sauveur ne fera qu’enfoncer le clou du marasme économique en jubilant à la terrasse du fouquet’s avec ses amis les princes de paris. Mais il faut bien revenir sur ce débat source de division et but premier de ce texte fait pour faire comprendre à quel point nous, peuple français, construisons cette définition dans notre quotidien sans besoin d’une intrusion de l’état dans le cercle intime de notre identité. Un tel répulsif identitaire n’est source que division.
Celui qui vote n’a pas à subir le regard de l’état et il est sur moi pour me convaincre que je ne fais pas partie de cette nation pour que je m’en détache et rejoigne cette cohorte de français échoué dans le système parallèle ou islamique pour que je rejoigne la gangrène que l’on s’apprête à trancher. Je reste citoyen de France et appelle l’Etat à cesser ses manipulations identitaires qui ne sont que son commerce électoral basé sur la peur de la délinquance et de la cinquième colonne islamique et rugissante.
Comment finir sans dire à quel point ce débat où chacun peut vomir sa stigmatisation de l’autre sous prétexte que ses ancêtres étaient là avant. Hier la préférence nationale, fantasme du front national, est aujourd’hui une réalité en parallèle du droit, conduite par l’UMP fnhisante.