Le CANCRE

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dimanche 9 novembre 2008

A ceux qui se perdent dans les batailles identitaires,

ne courbez pas l'échine au point de devenir des prédateurs. Soyez fiers ! Vous êtes français et nul n'a le droit de minorer vos qualités. Ils sont fascinés par la peur ? Montrez leur la force de votre amour ! Pas avec le patriotisme rampant, pas avec le nationalisme sanguinaire mais avec l'universalisme ! Seul refuge de la diversité et du vivre ensemble sereinement.

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lundi 14 janvier 2008

Une vie de banlieue,

Nous les Bannis des grandes villes, nous vivons dans vos zones de relégation. Nous portons nos couleurs du 9-3 au 7-8 aussi fièrement que les gascons de castel jaloux. Pas de belles plumes pour anoblir nos forfaits, juste quelques journaleux trop frileux pour partir en Afghanistan. Nos batailles personnelles, nos gloires anonymes, ne sortent pas de nos cités tout comme nous. Ce que vous voyez des banlieue : c’est leurs cîmes embrasées, la seule vision d’ailleurs qui vous fascine. Pourtant les belles histoires existent, pourtant les histoires de courage existent. Celle des tartarins de ta race con.

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mercredi 28 mars 2007

300 à gare du nord

300 à gare du nord sacré péplum, alors prêt a nous suivre dans l’affrontement ? Prêt à affronter la loi du plus fort ? La police goûte t’elle les difficultés avenir de leur profession ? Sont t’il prêt a continuer la logique répressive et devenir les bourreaux des banlieues ? Ne pensez pas que c’est une charge héroïque qui réglera le mal de vivre des banlieues françaises.

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samedi 7 janvier 2006

Façon Rap

Il est loin le temps ou je jouais aux billes, au pied d’un arbre à grosses racines, il était tout comme moi, entouré d’asphalte et emprisonné dans sa terre. Moi un déraciné ? : Je t’emmerde ! J’y suis bien dans ma terre ! Mais trop d’asphalte m’empêche de respirer, Respire ma France que j’aime où les beaux jours manquent à l’appel.

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lundi 5 septembre 2005

Emeutes 2005

Ce texte est posé afin de cristalliser, ce qu’il me reste de ma première intervention publique concernant les émeutes des banlieues, « six mois après ». En introduction, j’ai souhaité clarifier un point : les émeutes ont été pour moi, des émeutes de quartier et non de banlieue. Car si cette révolte avait été globale sur toute la banlieue, les émeutes auraient été plus longues et certainement plus sanglantes. A mon niveau de compréhension c’était la grande fête du n’importe quoi. Le « Daawa(*) » qui se répandait a été diffusé et relayé par les médias qui, seuls, auront propagé cette révolte sans âme. Certains auraient voulu y voir la main des islamistes ou de l’économie parallèle, mais ces deux facteurs de mauvaise augure auront au final tout fait pour minimiser l’impact de ces émeutes dans LEURS quartiers. Si l’on prend une ville comme Nanterre où le trafic de drogue est au summum de son développement, les nuits auront été assez calmes (À ce sujet, il serait intéressant de dresser une cartes des quartiers où il a fait « chaud »…).

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mercredi 5 janvier 2005

Banlieue blues

Je ne parlerai pas de discrimination raciale ou d’intégration, mais d’incrimination raciale et de désintégration… l’incrimination raciale pour moi, c’est le regard du monde du travail sur ceux qui sont comme moi… J’ai régulièrement du montrer patte blanche, argumenter, démontrer que je n’avais pas fait, mon éducation sexuelle dans une cave, que je ne passais pas à la violence quand j’étais a bout d’argument. Ensuite, c’est aussi le sac a main que l’on serre fort contre soit et ce regard perçant fait de jugement et de désapprobation sur la promiscuité entre eux et moi… Sans les rencontres merveilleuses de mon existence que serai-je aujourd’hui ?

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